Montres & Automates, La Collection Maurice Sandoz (1477)

par Bernard Pin

La collection de montres et automates de Maurice Sandoz n’avait été décrite jusqu’ici que dans deux ouvrages publiés par le Musée d’Horlogerie du Château des Monts. Le premier, daté de 1959 – soit un an après le décès du collectionneur – répertoriait les objets que le mécène lui avait offerts de son vivant, ainsi que d’autres données juste après par son frère Édouard-Marcel Sandoz, peintre et sculpteur animalier bien connu. Le second, paru en 1976, recensait l’ensemble des pièces conservées tant par la famille que par le Musée d’Horlogerie du Château des Monts. Bien que succinctes, la justesse des notices établies par Gabriel-W. Jacot et Éphrem Jobin, alors respectivement président et conservateur de cet établissement, en font un document toujours recherché par les amateurs.Depuis, aucune étude exhaustive de cette collection n’avait été menée selon les normes universitaires contemporaines. L’édition d’un nouveau catalogue, aussi raisonné que possible, s’imposait donc. C’est ainsi que, pour combler ce manque, Pierre Landolt, président de la Fondation de Famille Sandoz demanda à Bernard Pin, restaurateur et expert en horlogerie ancienne et automates, d’assurer la direction de cet ambitieux projet et de rédiger les quelques deux cents fiches d’oeuvres ou textes d’accompagnement qu’il contient. Cet auteur, considérant que l’ingéniosité et l’excellence du travail des horlogers-mécaniciens méritaient un traitement égal à celui accordé aux orfèvres ou aux peintres sur émail, a souhaité proposer aux lecteurs deux visions complémentaires, avec l’espoir de créer ainsi une passerelle entre ces disciplines souvent dissociées. C’est pourquoi ce nouveau catalogue se présente sous la forme de trois volumes, enrichis par une abondante iconographie, et réunis dans un élégant étui cartonné. Les deux premiers décrivent les objets sous leurs angles esthétiques et historiques, tandis que le troisième est entièrement dédié aux informations techniques qui les concernent. À cet égard, l’apport de connaissances des techniciens-horlogers de l’atelier de haute restauration de la manufacture Parmigiani Fleurier S.A., qui assure aujourd’hui la conservation des pièces de la collection, s’est avéré être une aide des plus précieuses. De nombreux spécialistes ont bien voulu apporter leur concours afin d’éclairer de leur savoir les différents sujets abordés. Parmi eux, nous citerons : Cécile Aguillaume, alors directrice scientifique du Musée d’Horlogerie du Château des Monts ; Caroline Calame, ancienne archiviste de ce même musée ; Florence Gétreau, directeur de recherche au CNRS ; Sylvie Grange, chargée de mission auprès de la Direction des musées de France ; Nathalie Lecomte, chercheur associé au Centre National de la Danse ; Daniel Alcouffe, conservateur général honoraire du Musée du Louvre ; Hans Boeckh, spécialiste des émaux peints ; Michel Parmigiani, fondateur de Parmigiani Fleurier S.A. ; Jacques-Michel Pittier, conservateur de la collection Maurice Sandoz, et enfin, Pierre Rosenberg, ancien directeur du Musée du Louvre et membre de l’Académie française. Certains objets que possédait Maurice Sandoz ne figurant plus aujourd’hui dans la collection, un important dossier leur a été consacré, afin de montrer pourquoi, en son temps, celle-ci fut considérée comme l’une des plus belles du genre. En plus des pièces décrites dans l’édition de 1976, d’autres oeuvres jamais documentées ont été incluses dans ce nouveau catalogue, soit parce qu’elles se trouvaient dans la demeure d’Édouard-Marcel Sandoz, son frère, et n’avaient pas été repérées, soit par le fait qu’elles furent acquises ultérieurement par la famille pour enrichir cet ensemble déjà prestigieux. Ainsi, pour ce qui concerne le premier cas, et pour compléter les mythiques réalisations de Peter Carl Fabergé dont Maurice Sandoz fut en son temps le plus important collectionneur européen, le lecteur découvrira un charmant petit piano dont la caisse entièrement émaillée contient une boîte à musique qui égrène une langoureuse mélodie russe. Un surprenant tableau mécanique français à changements, daté de 1710, représentant une scène de bal masqué au temps de Louis XIV, ne manquera pas d’interroger les historiens de l’art puisqu’il porte une double dédicace d’Antoine Watteau au Grand Dauphin Louis de France. Parmi les pièces acquises ultérieurement, figure un paon en or, similaire à celui qui est dans le célèbre OEuf de Fabergé. Il est marqué des poinçons de ce dernier, mais a été fabriqué en 1901, soit sept ans avant son semblable impérial.Le coffret contient 3 volumes et deux DVD montrant toutes les pièces en mouvement. La collection a été filmée en 2D et 3D par l'équipe de NVP3D, pour ceux qui possèdent un téléviseur de nouvelle génération

1180 Pages • ill. couleur • Format : 25.5 x 30.5 cm.
Prix : CHF 1180.00 • € 1073.00